Défi “écrire tous mes articles en japonais pendant 3 mois” : le bilan !

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Avec un petit mois de retard (qui m’aura permis de profiter encore plus de l’immersion !), je t’écris pour te proposer le bilan de mon défi un peu fou, que j’ai détaillé dans cet article à l’époque, et dont tu te souviens peut-être si tu consultais déjà le blog à l’époque ! ^^

Honnêtement, je doutais du fait d’y arriver. Notamment car cela a fait appel à beaucoup de mots nouveaux et à des tournures de phrase assez particulières, que j’ai appris à maîtriser. Et même si, au final, les versions en japonais de chacun des articles sont plus courtes que les versions originales en français, il n’empêche que ça fait 5 articles écrits dans une langue totalement différente et que j’ai tenté de façonner au mieux (voir lien vers eux en bas de page). Même si des améliorations sont possibles, j’ai choisi de ne pas passer trop de temps sur la relecture, pour éviter de perdre trop de temps, mais surtout car un natif ne passerait pas trop de temps à relire un article de blog dans sa propre langue, du moins s’il veut proposer du contenu régulier.

Alors, qu’ai-je pensé de ce défi “écrire tous mes articles en japonais pendant 3 mois”, et quels sont les bénéfices j’en tire ?

L’expérience de ce défi « articles en japonais » + un conseil

Au niveau personnel d’abord : ça a été très enrichissant, car sinon je n’aurais pas voulu passer tout ce temps (tout de même assez conséquent) sur la rédaction de ces 5 articles. J’ai juste repris les principaux points abordés dans l’article, sans trop me laisser influencer par les phrases du texte original, afin d’être le plus authentique possible. En fait, ça m’a permis de revoir mes articles avec un œil nouveau et de m’assurer que la structure et le contenu principal étaient assez solides. Faire ce défi a donc été un très bon moyen contourné de synthétiser mes articles.

Alors si tu as tendance à en dire beaucoup, à te demander si tu ne partirais pas dans tous les sens dans un travail (une dissertation par exemple), tu peux te donner le défi de l’écrire dans une autre langue que tu connais, mais dans laquelle tu n’es bien sûr pas bilingue. Comme ce sera quasiment impossible de tout réécrire, tu seras forcé(e) à aller à l’essentiel.

Une confidence…

À l’époque où j’ai écrit l’article où je présentais le défi, je n’étais pas encore au stade où j’en suis aujourd’hui, c’est-à-dire en plein développement de mon activité et de mes accompagnements avec Isabelle, avec entre autres une communauté et des clients à gérer. C’est ainsi que j’affirmai, plein de vigueur : “je n’arrêterai pas les méthodes que j’utilise actuellement”. Sauf qu’en réalité, ça a un peu (beaucoup) été le cas. Depuis peu, je reprends un peu avec de l’écoute de podcasts principalement, mais il s’agit de stratégies passives. Disons que l’aboutissement de ce défi m’amène un peu à reprendre mes anciennes habitudes !

Mais comme je l’ai précisé, ça fait déjà 3 ans que j’apprends le japonais. Et évidemment, au bout d’une certaine durée, un apprentissage commence par être vraiment “gravé” en nous et part difficilement. Cependant, je suis très loin du niveau bilingue, qui met d’ailleurs sans aucun doute (très) longtemps à être atteint dans une langue comme le japonais (surtout que l’apprentissage d’une langue n’est pas linéaire).

Et c’est pour cela que je suis franchement très agréablement surpris de voir que mon niveau en japonais a plutôt augmenté durant ces 4 mois, alors que ma pratique a été très peu fréquente (se limitant quasiment à la rédaction des articles). Même avec le dernier article, dont j’ai finalisé la rédaction en japonais il y a quelques jours, je n’ai quasiment pas eu de difficulté à avoir une grammaire correcte et à bien manier la langue. J’ai peut-être perdu un peu de vocabulaire usuel dû à un manque de révisions, mais ça a été compensé par l’apprentissage de mots nouveaux. D’ailleurs, quand je relis la version japonaise des articles, j’arrive assez facilement à me rappeler de certains mots qui m’ont marqué, vu que j’ai pris la peine de les chercher, de les réécrire, de les intégrer dans un article, de les relire… Ça change de l’attitude totalement passive qu’on peut avoir en classe, et qui est bien moins immersive (et donc efficace) !

Concernant les kanjis (sinogrammes chinois), je constate quelques oublis, mais qui concernent uniquement des kanjis pas très communs (en même temps, la révision des kanjis est quelque chose à part). Sans doute car je n’ai pas vraiment fait attention à l’écriture des mots que j’apprenais mais plutôt à leur prononciation. Mais là encore, en relisant mes articles, il m’est forcément plus facile de retenir des sinogrammes provenant de mots que j’ai utilisés dans un contexte concret.

En bref, les bénéfices de ce défi « articles en japonais »

Voici en bref les principaux bénéfices que je tire de ce défi :

  1. Plus de clarté sur mon contenu, synthétisation
  2. Plus d’habilité avec la grammaire japonaise (ça a été de plus en plus rapide de faire des phrases justes et fluides, surtout que je pouvais de plus en plus développer un “style” et ne plus juste me contenter de dire des choses explicites)
  3. Elargissement de mon vocabulaire à des mots moins “académiques”. Ça change et c’est plaisant car c’est moi qui suis allé chercher ces mots (dans Reverso Context principalement, donc avec travail d’interprétation en amont, essentiel dans une langue aussi différente du français).
  4. M’être constitué une belle base de révision : j’ai déjà noté quelques mots que je voulais retenir de ces articles, et prêté attention aux structures grammaticales (ou de conjugaison) que j’ai découvertes en les écrivant. C’est un peu comme les “phrases d’exemple” dont on se sert en cours pour rendre l’apprentissage plus concret, mais en beaucoup mieux, vu que ce sont des articles que j’ai écrits (et dans mes domaines d’expertise et d’intérêt) !
  5. Satisfaction de l’avoir tenu jusqu’au bout avec la preuve évidente que je dois poursuivre l’apprentissage de cette langue. Si elle ne me plaisait pas réellement, j’aurais sans aucun doute craqué avant. C’est donc une très bonne façon de tester sa volonté et ce qu’on aime réellement ^^
  6. Avoir découvert comment utiliser les balises “spoiler” sur un site ^^
  7. Le plaisir que j’ai pris à le faire

Evidemment, on en est pas aux attentes que j’avais décrites cet été, mais il n’est pas fou d’imaginer qu’en ayant maintenu des apprentissages très réguliers et en ayant continué le défi un peu plus longtemps, ça aurait pu être tout à fait atteignable. C’est le principe de l’effet cumulé ! Smile

Annonce : le défi « articles en japonais » n’est sans doute pas fini !

Le défi est achevé, mais comme je l’ai déjà dit, j’ai bel et bien découvert une superbe méthode pour consolider son niveau dans une langue et se “forcer” à la pratiquer et à maintenir une certaine régularité, sans trop avoir l’impression de travailler, mais en étant pour autant beaucoup plus actif qu’en écoutant simplement un podcast ou en se contentant de traduire par exemple. Je pense donc que je ne me priverai pas d’écrire quelques uns de mes prochains articles à nouveau en japonais, et peut-être de les partager si l’envie me prend ! ^^

Et toi (parent ou ado ^^), as-tu l’intention de te lancer un challenge similaire pour donner un coup de boost à ton niveau dans une langue par exemple ? Mon but est bien sûr que mon exemple t’inspire et que tu passes à l’action, car je t’assure qu’avec de la patience, de la volonté et surtout de la passion tu récolteras énormément de bénéfices. De mon côté, avant même de faire le défi, j’avais déjà fait un exercice de réécriture (d’une nouvelle), en japonais plutôt qu’en français. Je t’invite toi aussi à faire preuve d’ambition et de créativité !

Fais-nous en part dans les commentaires !

Passe une belle journée et à très bientôt,

Pablo

Les 5 articles avec leur version japonaise :

  1. 3 problèmes avec l’apprentissage des langues étrangères à l’école
  2. Jette ton cartable trop lourd par la fenêtre
  3. 4 faits qui détruisent la productivité à l’école
  4. Pourquoi et comment réaliser un planning semainier (rapidement) ?
  5. Comment remonter sa moyenne ? 3 étapes pour y arriver
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