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Haut Potentiel, dyspraxique et zéro aménagement

On peut choisir d’être un dys Haut Potentiel ou un Haut Potentiel dys, et j’ai choisi la deuxième option. Par mon parcours, c’est d’ailleurs celle qui ressort…

Je ne comprends rien aux lacets, j’ai toujours peur de faire tomber la nourriture de la fourchette, l’écriture est pour moi une torture… oui, j’ai bien une dyspraxie !


Lors du passage d’un test de QI, la première épreuve est celle des cubes. Elle fut horrible pour moi, je n’aurais jamais pensé que ce truc allait révéler que j’étais HP.


Il faut dire que nous, les profils “doublement exceptionnels” avons quasiment tous inconsciemment appris à cacher et compenser notre trouble. Mais il y a des indices qui ne trompent pas, comme la fameuse histoire des lacets que nous refaisons sans cesse comme si c’était la première fois. 🤔


Les troubles dys sont des handicaps invisibles qui majorent les résultats scolaires des enfants qui en sont atteints. Ils ne font pas baisser les notes d’un certain nombre de points, c’est juste que les performances scolaires d’un enfant dys seront toujours inférieures ou égales à ce qu’il aurait obtenu sans ce(s) trouble(s).


J’ai passé ma scolarité à entendre que je devais faire un effort sur l’écriture, mais je n’aurais jamais imaginé que ma moyenne en payerait autant le prix.Moi qui suis rentré à l’école en sachant déjà lire, écrire et compter, il n’y avait aucune raison que je n’atteigne pas les 18-19 de moyenne, sachant que j’étais un élève modèle et que je ne semais jamais la pagaille pour me faire remarquer (ce qui peut arriver à certains HP).


Mais il y avait comme un seuil infranchissable et asymptotique, autour de 15,5 de moyenne. Pourtant, je passais mon temps à m’ennuyer. Avant, je ne comprenais pas. Maintenant je sais.


Car après tout, il n’y a guère qu’en étant saqué pour mon écriture que ce trouble m’a posé des problèmes :

  • J’ai mon permis en boîte manuelle
  • J’ai eu mon bac en candidat libre sans aucun aménagement. Pas d’ordinateur, pas de tiers-temps, rien du tout. Avec moins de points que mérité, mais quand même.
  • Je peux maudire le compas en paix. Aucun chercheur en maths ne s’en sert, moi y compris. Les maths consistent en tout, sauf en des calculs et en des tracés de figures. Il n’y a que des littéraires pour croire le contraire.
  • Je me rends de plus en plus compte que des craintes que j’ai concernant des gestes ou habiletés manuelles sont plus d’ordre psychologique, et que je peux tout à fait y arriver en m’y autorisant.

Certes, il y a des aménagements. Mais leur intérêt est plus que relatif, et après l’écriture, on est pas à l’abri de devenir saqué à cause de l’ordinateur qu’on ramène en classe, que certains voient comme un “privilège”.
C’est clairement dur à avaler, mais plus vite l’ado dyspraxique acceptera :

  • Qu’il perdra des points à cause de sa dysgraphie, dysorthographie ou autre, y compris (et surtout) au bac
  • Qu’il aura toujours une certaine impression de lenteur dans ses gestes du quotidien, et qu’il pourra s’éloigner des personnes qui ne le tolèrent pas
  • Que certaines personnes feront des remarques qu’ils ne se seraient jamais permises face à une personne ayant un handicap visible

Plus il sera serein, ça c’est sûr. 🌞
P.S : nous avons réalisé l’interview de Mélissa Wachs, artiste et comportementaliste animale HP. Pour la regarder, voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=MqL7rONrHE8 


À très vite ! 🌞

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Publié par Pablo Jeanpert

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